dimanche 2 mars 2008

Faut-il dissoudre les Ecureuils du Bénin ?







Faut-il dissoudre les Ecureuils du Bénin ?

Faut-il dissoudre les Ecureuils du Bénin ? La question à 100 balles, loin de toute haine ad hominem, au regard de la performance de l’équipe nationale de football, mérite d’être mille fois posée. Et mille fois, ma réponse n’aura varié d’un poil d’Ecureuil ! Oui ! Il faut dissoudre ‘’ces’’ Ecureuils-là ! Ma foi, il existe une bonne raison à cette option radicale mais salutaire de mon point de vue : le football béninois depuis des lustres est à la traîne et bientôt une décennie qu’il y a eu comme un sursaut d’orgueil, le sport roi au Bénin n’a pas véritablement gagné en relief. Et me semble t-il, à quelques variables près, se sont les mêmes acteurs qui sont en scène. Et pas footeux d’avoir des résultats dignes des petits besogneux que sont ces rongeurs dont ils portent le nom. Alors comme on doit dire dans ce cas-là, on change une équipe qui ne gagne pas. Et fissa !
Bien sûr, cette potion d’apparence amère, ne flattera pas le palais de certains de nos compatriotes qui soutiennent urbi et orbi que les Ecureuils n’ont pas démérité. Certes, il vrai qu’ils ont pu laborieusement se qualifier pour la CAN (par deux fois déjà EN 6 ans), certes il est tout aussi vrai, qu’engoncés dans le groupe dit de la mort entre le pachyderme ivoirien et les rapaces maliens et nigérians, nos petits poucets n’avaient pas une grande marge de manœuvre. Mais qu’à cela ne tienne, pour du mérite, il faudra repasser, vu que nos Ecureuils n’ont pas été footeux de ronger 45 minutes sur le rectangle vert sans prendre un pruneau dans le pif !
Nom d’un Maradona, il ne faut jeter la balle à personne, mais faut-il nécessairement s’appeler Alex Chodaton pour rendre un avis compétent sur le football déployé par le Onze national au Ghana ? Un jeu peu inspiré et très peu entreprenant. Autant de contre-performances qui amènent à s’interroger sur l’opportunité du stage des Ecureuils au Brésil physiquement ruineux en raison du temps que dure le voyage et stratégiquement discutable…

ITE MISSA EST. La messe étant dite, il nous sera bien utile de ruminer le sermon d’Accra 2008 dans la perspective de redorer le blason du football béninois. Oui, il faut miser sur un nouveau cru d’Ecureuil. Et cela passe par une dialectique bien platonicienne : prendre conscience de soi-même, de ses limites et de ses atouts, pour accoucher d’un soi-même nouveau et plus performant. C’est du reste la condition sine qua non posée par Jésus-Christ aux aspirants à une vie meilleure : naître de nouveau. D’où faut-il dissoudre les Ecureuils, n’en retenir que le nec plus ultra. Cet électrochoc est indispensable si le Bénin veut éviter à l’avenir pour des expéditions du genre, de remettre le drapeau national entre les mains de garçons qui lui reviennent la queue en berne.

Paul AMOUSSOU

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