mercredi 21 novembre 2007

pilule

Newsletter n° 128 (19/11/2007)


La pilule contraceptive d’aujourd’hui en 10 points
La pilule contraceptive fête ses 40 ans ! Son arrivée a sans contexte révolutionné la vie sexuelle et l’épanouissement des femmes.Depuis sa découverte, elle a évolué : les dosages ont diminué , on l’a utilisée dans le traitement de l’acné , d’autres moyens contraceptifs sont apparus… Aujourd’hui , on entend parler de Pilules coupe-faim et arrêt des menstruations: les méthodes contraceptives hormonales semblent se retrouver en pleine révolution. Faisons le point.
1. La pilule est composée de doses d'hormones 10 fois plus faibles qu'autrefois.
«Les doses d'oestrogène et de progestérone des pilules sont maintenant similaires aux hormones secrétées naturellement par l'organisme féminin, explique le docteur Francine Léger, médecin de famille spécialisée en santé des femmes. Cependant, elles ne peuvent pas empêcher l'ovulation si la femme a oublié de prendre sa pilule au cours des 12 dernières heures.»
2. La pilule peut influencer la santé des femmes.
Des recherches scientifiques démontrent que la pilule diminue les risques de cancers d'ovaires, de l'utérus et du colon. Même chose pour les crampes menstruelles, l'anémie, l'endométriose et les infections pelviennes. Toutefois, elle augmente les risques de maladies cardiovasculaires, d'hypertension, de migraines et de maladies du foie. Quant au cancer du sein, les études se contredisent.
3. La pilule ne fait ni grossir, ni maigrir.
De récentes études confirment ce fait. Quant à la pilule Yasmin, les doses hormonales ne sont pas assez élevées pour avoir un réel effet amincissant. Elle atténue seulement l'enflure lors des menstruations.
4. La pilule est généralement bénéfique pour l'acné.
Il est important de noter que le médicament Diane-35 n'est pas considéré comme un contraceptif oral, même s'il possède des propriétés dans ce sens. Il se présente seulement comme un traitement de dernier recours pour traiter l'acné grave.
5. La pilule ne cause pas l'infertilité.
Certaines femmes arrêtent la pilule pour vérifier leur fertilité et elles deviennent enceintes. «Le retour de la fertilité se révèle le même chez les femmes qui prennent la pilule que chez les femmes en général», confirme le docteur Léger. En matière d'infertilité, il faut plutôt pointer du doigt d'autres facteurs, comme le tabagisme.
6. Les femmes peuvent prendre la pilule jusqu'à la ménopause.
Pour ne pas augmenter les risques de maladies cardiovasculaires, il est toutefois conseillé aux fumeuses de 35 ans et plus d'utiliser une méthode contraceptive non hormonale.
7. L'arrêt des menstruations: pour ou contre?
De nouvelles pilules arriveront bientôt sur le marché pour limiter les périodes de menstruations à quatre fois par année. Les études actuelles sur le sujet ne démontrent pas de danger pour la santé des femmes. Au même titre que tous les autres moyens contraceptifs hormonaux introduits récemment sur le marché (patchs contraceptifs et autres), les autorités recommandent toutefois de surveiller avec vigilance leurs effets à long terme.
8. La mini-pilule n'est pas dangereuse pour le nourrisson allaité.
Les doses de progestérone contenues dans la mini-pilule sont tellement faibles qu'elles ne peuvent pas affecter le nourrisson allaité. La mini-pilule, qui est efficace à 99 % (si prise à tous les jours, à heure fixe, sans dépasser trois heures), ne contient pas d'oestrogène. Celle-ci pourrait nuire au bébé et à la production lactée.
9. La pilule pour hommes est encore au stade des essais cliniques.
La pilule pour hommes existe, mais elle doit être améliorée avant d'être mise sur le marché. Elle entraîne encore trop d'effets secondaires comme l'augmentation du volume des seins. À suivre... dans cinq ans.
10. Le condom «invisible»: une alternative novatrice à la pilule.
Associé à un spermicide, ce gel vaginal promet d'être une méthode contraceptive féminine très efficace. En prime, il agirait contre les MTS et le cancer du col de l'utérus. À suivre dans trois ou cinq ans.

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