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Comment se transmet le VIH ?
Le VIH est un virus "humain", qui ne peut se transmettre que d'un humain à un autre. Présent dans le sang, les secrétions sexuelles (liquide pré séminal - la goutte qui s'écoule pendant l'excitation et avant l'éjaculation - et séminal - liquide qui compose le sperme - secrétions vaginales) et le lait maternel - la mère doit être porteuse du virus-, le VIH a besoin de portes d'entrées pour infecter une autre personne. Le virus se transmet par ces liquides. Cependant il faut qu'il y ait une quantité et une concentration de virus importantes, pour qu'il y ait contamination.
Les portes de sorties Le sang Les sécrétions vaginales, le liquide pré séminal, le sperme Le lait maternel
Les portes d'entrées La bouche Le gland Le vagin, les petites lèvres, le clitoris L'anus, le rectum
Bon à savoir
Il est recommandé de ne pas se brosser les dents avant et après tout rapport sexuel car vous risquez d'irriter vos gencives et créer, ainsi, une porte d'entrée aux virus. Utilisez plutôt une solution bucco-dentaire. De plus, La consommation d'alcool et/ou de drogue baisse votre vigilance pour vous protéger. Enfin, les IST accroissent le risque de contamination par le VIH.
Risques de contamination par le VIH
Relations sexuelles non protégées Il y a un risque très élevé de contamination par le VIH lors de pratiques sexuelles non protégées telles que la pénétration vaginale, la pénétration anale (sodomie), la fellation, le cunnilingus, l'anulingus, le partage d'objets (godemiché, vibromasseur…). Présent dans les sécrétions sexuelles, le virus pénètre dans l'organisme par le biais d'une muqueuse (paroi interne et fragile) telle que la bouche, le vagin, les petites lèvres, le clitoris, l'anus, le gland, le rectum... L'utilisation du préservatif est le moyen le plus sûr pour se protéger du VIH.
Voie sanguine et/ou cutanée Le risque de contamination est très élevé par le partage de seringues et/ou d'objets souillés par du sang contaminé (brosse à dents, rasoir, godemiché, vibromasseur), lors de rapports sexuels traumatiques (sodomie…) et pendant les règles… Piercing, tatouage, acupuncture, coloscopie, mésothérapie réalisés dans un cadre ne respectant pas les règles d'hygiène et de désinfection… peuvent être autant de situations à risque de contamination par le VIH. Dans le cadre de transfusions sanguines avant 1985 : le risque de contamination a quasiment disparu du fait du dépistage obligatoire pratiqué sur tous les dons de sang.
De la mère séropositive VIH à l'enfant Tous les bébés nés d'une maman séropositive au VIH sont à la naissance séropositifs. Ils possèdent des anticorps anti-VIH, transmis au foetus pendant la grossesse. Il y a environ 20% de risque de transmission du virus en l'absence de traitement de la mère, et de l'ordre de 2% si celle-ci est traitée pendant le troisième trimestre. Toutefois, la toxicité potentielle des traitements (les antirétroviraux) pris pendant la grossesse nécessite une surveillance sur le long terme. De plus, un risque élévé subsiste par le lait maternel lors de l'allaitement.
Pour en savoir plus Traitement d'urgence Traitements anti-VIH
Risque zéro de transmission du VIH
Il est important de savoir comment et par quoi le VIH ne se transmet pas : la salive, les larmes, les baisers même profonds, les caresses, la masturbation solitaire, l'urine, le partage de couverts et/ou de verres, les piqûres de moustique, les actions de la vie quotidienne (poignées de mains, l'utilisation d'équipements publics tels que les toilettes, douches, piscines, …), l'abstinence sexuelle…
Le BABA du dépistage
Faire un test de dépistage constitue un acte volontaire et responsable. Nul ne doit jamais être dépisté à son insu. Un test négatif ne signifie pas que l'on est à l'abri d'une contamination. A ce jour, il n'existe aucun vaccin contre le sida. Les traitements ne font que ralentir le processus Aucun séropositif n'est jamais redevenu séronégatif. Les traitements prolongent la vie de nombreuses personnes mais ne les guérissent pas.
Pourquoi et quand se faire dépister ?
Risque de contamination par VIH/Sida En cas de prise de risque sexuelle et/ou sanguine (rupture ou oubli de préservatif ; partage d'une seringue ; blessure avec un objet souillé de sang…), réagissez le plus rapidement possible : rendez-vous aux urgences de l'hôpital le plus proche dans les heures qui suivent (au mieux dans les 4 heures) sans dépasser les 48 heures, afin que vous soit proposé un traitement d'urgence.. Il est préférable de vous y rendre avec votre partenaire ; et si celui-ci est séropositif au VIH et en traitement, avec l'ordonnance de celui-ci.
Risque d'une grossesse non désirée En cas d'accident de préservatif (rupture ou oubli de préservatif) ou d'oubli de pilule contraceptive ; il existe "la pilule du lendemain". Elle est à utiliser dans les heures qui suivent le rapport à risque et sans dépasser les 72 heures. Ce contraceptif est disponible sans ordonnance en pharmacie, à l'infirmerie du lycée et dans les plannings familiaux. Il est gratuit pour les mineures.
Faire le point Vous avez un doute sur votre statut sérologique au VIH, aux hépatites (VHB, VHC), aux IST … Vous désirez avoir une relation stable avec votre partenaire et ne plus utiliser le préservatif : cela est possible si votre test et celui de votre partenaire sont négatifs. Vous souhaitez avoir un enfant.
Pour en savoir plus Sida Info Service au 0 800 840 800
En quoi celà consiste-il ?
Grâce à une simple prise de sang, on peut déterminer la présence ou non d'anticorps anti-VIH dans l'organisme. Ces anticorps, fabriqués par les lymphocytes B, apparaissent dans les 3 mois qui suivent la contamination, et le plus souvent à la fin du premier mois.
Les techniques d'analyse : Elisa et Western Blot Le sang sera testé deux fois selon la technique Elisa. Si un des deux tests (ou les deux) effectués est (sont) positif(s), le sang sera de nouveau testé grâce à une autre méthode appelée Western Blot. Elisa ? : test immunologique permettant la détection de la présence ou non d'anticorps anti-VIH, mettant en jeu une réaction colorée très spécifique. Etant très sensible, peu de cas positifs ne sont pas détectés par ce test. Si ces 2 tests sont négatifs, cela signifie que l'on n'a pas été contaminé si on n'a pas pris de risque dans les 3 derniers mois. Western Blot ? : technique de dépistage des anticorps anti-VIH, reposant sur le principe de la méthode ELISA. Il permet de caractériser les différents anticorps dirigés contre des protéines virales. Il va confirmer ou non la séropositivité au VIH. Si ce test est négatif, cela signifie que l'on n'a pas été contaminé au minimum 3 mois avant.
Et le test précoce ? Aujourd'hui, on peut dépister la présence du VIH par la recherche d'un antigène appelé P24. Cette recherche doit être réalisée entre le 15ème et le 20ème jour après un risque de contamination. Test précoce positif : des tests complémentaires "Western Blot" doivent être réalisés pour confirmer ou non le résultat Test précoce négatif : il n'a pas de valeur. Par conséquent, il faudra refaire un autre test 3 mois après le risque permettant d'éliminer tout doute quant à une éventuelle contamination.
Pour en savoir plus Sida Info Service au 0 800 840 800
A qui s'adresser pour faire un test de dépistage ?
Son médecin traitant Il vous prescrira sur ordonnance un test dépistage à faire dans un laboratoire d'analyses biologiques. D'un coût d'environ 20 € (euros), ce test est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale.
Dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) Il y en a au moins un centre dans chaque département, chargé de ces consultations. Vous y trouverez un accueil spécifique, de l'information sur le VIH, les IST (documentation…), et une équipe chargée de faire le dépistage. Vous n'avez pas besoin d'ordonnance.
Pour en savoir plus Sida Info Service au 0 800 840 800
Comment se passe un test de dépistage ?
Selon les centres effectuant le test de dépistage, vous n'avez pas forcément besoin de prendre rendez-vous. Toutefois, renseignez-vous par téléphone afin de connaître les horaires d'ouverture. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Au cours d'un entretien avec un médecin, vous pouvez parler librement de votre situation personnelle et éventuellement poser des questions. Par la suite, une prise de sang sera faîte. Les résultats vous seront remis en main propre, généralement une semaine après, par un médecin. Vous aurez de nouveau la possibilité de parler de votre situation et d'envisager d'être suivi selon le résultat.
Prise en charge en cas séropositivité au VIH
Si le test est positif, après vérification par une seconde prise de sang pour contrôler ce résultat , la personne est dîte séropositive au VIH. Une prise en charge médicale, psychologique et sociale sera proposée dans les meilleurs délais.
Pour en savoir plus Traitements anti-VIH VIH & Qualité de vie
Traitement d'urgence
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Qu'est ce que c'est ?
Le Traitement Post Exposition (TPE) est une association de 3 médicaments différents (trithérapie), qui va tenter d'éliminer les quelques virus "VIH" entrés dans l'organisme suite à une prise de risque sexuelle et/ou sanguine.
Pour en savoir plus S'informer Se protéger Sida Info Service au 0 800 840 800
Que faire en cas de prise de risque ?
Ce traitement, d'une durée de 4 semaines, ne peut être prescrit que dans les urgences des hôpitaux, par le "médecin référent pour la prise en charge des expositions au VIH". Il est préférable de venir avec votre partenaire, et si celui-ci est séropositif au VIH, avec l'ordonnance de son traitement. Ce traitement doit démarrer dans les 4 heures qui suivent le risque, et au plus tard dans les 48 heures. Plus il démarre tôt, plus il a de chance de diminuer le risque de contamination, sans toutefois l'amener à zéro. A l'inverse, il est sans utilité au-delà de 48 heures.
Attention Pendant le traitement et dans l'attente des résultats définitifs du test de dépistage, il est indispensable d'avoir des rapports sexuels protégés avec préservatifs. De plus, en raison de la lourdeur du traitement et des effets secondaires qu'il peut entraîner (nausées, diarrhées…), il n'est prescrit que lors d'un risque fort (évalué par le médecin). Ce traitement ne doit pas être considéré comme une sorte de pilule du lendemain !
Où aller ?
En journée Dans l'une des consultations des services hospitaliers spécialisés ou dans les COREVIH
Pendant la nuit et le week-end Appelez le service des urgences de l'hôpital le plus proche et demandez à parler au « médecin référent pour la prise en charge des expositions au VIH », pour le prévenir de votre arrivée. Si vous ne parvenez pas à joindre un médecin, appelez un autre hôpital.
Et après ?
A la fin du traitement, un suivi vous sera proposé. Dans tous les cas, il faudra faire un test de dépistage 3 mois après la prise de risque, qui confirmera l'absence ou non d'infection par le VIH.
S'il n'y a pas eu de traitement, que faire ?
Des tests de dépistage réguliers peuvent vous être proposés à partir du 15ème jour après la prise de risque. Toutefois, n'oubliez pas que le test de dépistage le plus fiable reste celui qui est effectué 3 mois après la prise de risque.
Pour en savoir plus Se faire dépister Sida Info Service au 0 800 840 800
vendredi 30 novembre 2007
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